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Don Walsh, la mémoire de l’eau

3 décembre 2017 17:00
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Il a le sourire de Robert Redford et la ­silhouette de Spencer Tracy. Son nom claque comme un pseudonyme de star hollywoodienne : Don Walsh. A 86 ans, il est la légende vivante des plongées abyssales, l’une des deux grandes aventures d’exploration des XXe et XXIe siècles, avec la conquête spatiale. Alors qu’il est descendu à la plus grande profondeur atteinte par l’homme (– 10 918 m), il est injustement ­méconnu du grand public, au contraire d’un Youri Gagarine ou d’un Neil Armstrong. Il y a quelques semaines, il était à Cherbourg ­(Manche) où la Cité de la mer inaugurait un « Mur des légendes », où son nom figure à côté de celui de quinze autres océanautes. L’occasion de se remémorer sa plongée historique. Retour donc en 1960, le 23 janvier, à 8 h 10 : le bathyscaphe Trieste, imaginé par le Suisse Auguste Piccard, amorce une longue descente dans la fosse des Mariannes, au large des Philippines, la plus profonde du monde. A son bord, Jacques, le fils d’Auguste, coconcepteur de cet engin construit à Trieste, d’où son nom, et Don Walsh, jeune lieutenant de l’US Navy, son pilote.

Aux très grandes profondeurs, sous des pressions colossales, tout secours est impossible. « Je connaissais les risques comme un pilote ­d’essai avec un nouvel avion », se souvient ­l’octogénaire. Un mental d’acier et une concentration extrême ne laissent pas la moindre place au doute et à l’appréhen...

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