mémoires d'un ange déçu

15 janvier 2014 15:20

51 0

mémoires d'un ange déçu

En 1974, le monde tombait en arrêt devant Nadia ­Comaneci. Quatorze ans, 40 kg, silhouette gracile et muscles d'acier, la gymnaste roumaine faisait sauter les tableaux d'affichage des Jeux olympiques de Montréal avec la note maximale jamais attribuée aux barres asymétriques. En 1989, un mois avant la chute du régime communiste roumain, Nadia, vingt-huit ans, le poids et les mensurations d'une femme de son âge, la grâce envolée et la biographie lestée d'une liaison avec le fils Ceausescu, fuyait vers les États-Unis. C'est ce parcours que Lola Lafon retrace dansLa Petite Communiste qui ne souriait jamais. Titre accrocheur pour un texte empli de grâce qui jamais ne s'appesantit façon hagiographie hollywoodienne. Normal, son sujet est «un ange» qui «s'élève au-dessus des lois, des règles et des certitudes, une machine poétique sublime qui détraque tout».

L'auteur sait d'ailleurs se faire lyrique, délicate et inspirée, lorsqu'elle décrit les circonvolutions de la jeune fille dans l'air. Elle est tranchante quand il s'agit de décrire l'entraînement harassant, les blessures et la surexposition médiatique infernale qui frappe l'adolescente à laquelle «t...

En savoir plus

Pour la page de catégorie

Loading...